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Drame

En 2026, déjà 606 migrants sont morts ou ont disparu en Méditerranée, selon l’Organisation internationale des migrations

Après le naufrage d’un bateau de migrants au large de l’île grecque de Crète samedi, au moins 30 migrants sont portés disparus ou morts, portant leur nombre à 606 depuis le début de l’année. L’OIM appelle à «développer des voies sûres et régulières afin de réduire les risques et de sauver des vies».

Un migrant soudanais regarde la mer depuis le navire de secours «Ocean Viking», exploité par l’ONG SOS Méditerranée, alors qu’il navigue vers Palerme, dans le sud de l’Italie, le 18 janvier 2026. (Sameer Al-Doumy/AFP)
Publié aujourd'hui à 22h09

«Il s’agit du début d’année le plus meurtrier en Méditerranée depuis que l’OIM a commencé à recueillir ces données en 2014», rapporte l’Organisation internationale des Migrations (OIM) ce lundi 23 février. Depuis le début de l’année 2026, «au moins 606 migrants ont déjà été signalés morts ou portés disparus en traversant la Méditerranée», soit onze par jour en moyenne, a indiqué ce lundi 23 février l’Organisation internationale des Migrations (OIM). Début février, l’ONG Mediterranea Saving Humans rapportait déjà que «jusqu’à un millier de personnes auraient disparu en mer lors du passage de la tempête Harry» du 19 au 21 janver.

Un porte-parole de l’OIM a estimé, après le dernier naufrage d’un bateau de migrants au large de l’île grecque de Crète samedi, «au moins 30 migrants sont présumés portés disparus ou morts après le chavirement de leur embarcation par mauvais temps», alors qu’ils tentaient de rejoindre la Grèce. Selon les autorités grecques, seuls quatre corps ont été repêchés jusqu’ici (trois hommes et une femme), tandis que les recherches se poursuivaient lundi avec quatre patrouilleurs pour retrouver d’éventuels survivants.

Samedi, vingt personnes avaient été secourues dans la zone maritime crétoise de Kaloi Limenes par un navire commercial dépêché sur place sur ordre du Centre grec de recherche et de sauvetage, selon les autorités grecques. Parmi les vingt migrants, essentiellement des Soudanais et des Egyptiens, se trouvaient quatre mineurs.

«Garantir un débarquement en lieu sûr»

Selon l’OIM, l’embarcation était partie de Tobrouk, en Libye, le 19 février et avait chaviré à environ 20 milles nautiques au sud de Kali Limenes en Crète. Depuis plus d’un an, des migrants tentent de rejoindre la Crète, porte d’entrée dans l’Union européenne, au départ de la Libye. Mais la traversée s’avère périlleuse.

L’organisation appelle à «renforcer les opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale pour sauver des vies et garantir un débarquement en lieu sûr», ainsi qu’à une «coopération régionale accrue».

«Les réseaux de traite et de trafic illicite continuent d’exploiter les migrants en Méditerranée centrale», a souligné l’OIM soulignant la nécessité de «développer des voies sûres et régulières afin de réduire les risques et de sauver des vies».

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