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Justice

Exilés à Dunkerque : malgré la condamnation de l’Etat, les associations font appel

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Si le tribunal administratif de Lille a, jeudi, épinglé l’Etat pour «non-respect des droits humains» des exilés du Dunkerquois, les six associations requérantes ont annoncé interjeter appel, toutes leurs demandes n’ayant pas été satisfaites.

Le camp de réfugiés de Grande-Synthe, en périphérie de Dunkerque, le 3 novembre 2025. (Stéphane Dubromel/Hans Lucas pour Liberation)
Publié le 05/12/2025 à 18h36

A Loon-Plage, une commune collée à Dunkerque et son port, des centaines d’exilés originaires de pays en guerre cohabitent dans un gigantesque terrain vague. Des patrouilles de police déambulent tout autour de la parcelle pour empêcher les exilés de rejoindre illégalement la Grande-Bretagne. Un monde à l’abandon qui donne lieu à une bataille judiciaire : six associations (Médecins du monde, Utopia 56, Roots, Refugee Women’s Centre, Salam et Human Rights Observers) ont attaqué l’Etat en justice en novembre pour «non-respect des droits humains», après avoir fait «constater» la situation par un huissier.

Le tribunal administratif de Lille a condamné le jeudi 4 décembre les pouvoirs publics après la plainte des associations. «Les regroupements de migrants en attente de prendre la mer constituent une situation de fait durable mettant en péril leur santé, voire leur vie, note dans

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