Sur le quai Gambetta, à Boulogne-sur-Mer, deux mondes se côtoient, ce vendredi 19 juillet au soir. Une cinquantaine de personnes sont rassemblées, silencieuses, en mémoire des six exilés morts en mer en l’espace d’une semaine. Les familles rentrent de la plage, des joggers passent sans y prêter attention. Puis, chacun des participants jette une rose dans le port. Ils sont maladroits, émus. Des badauds, sandalettes et coups de soleil, s’arrêtent, curieux. Un couple de Suisses s’avoue surpris : pour Calais, ils savaient, mais ils ignoraient que les passages en small boats, vers l’Angleterre, s’étendaient sur tout le littoral des Hauts-de-France, de Dunkerque à la baie de Somme. Dans le Boulonnais, le phénomène est encore récent, six ou sept ans, contre plus de vingt ans à Calais, explique Dany Patoux, coprésidente d’Osmose 62. L’association d’aide aux migrants, créée il y a deux ans, a organisé cette commémoration pour les victimes de la frontière. Au micro, sous le soleil, Dany Patoux a la voix qui vibre quand elle rappelle une anecdote : elle a rencontré, récemment, par hasard, le frère de d
Reportage
Exilés sur le littoral nord : des habitants entre défiance et compassion
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Locaux et touristes expriment des sentiments partagés à propos des migrants. Si certaines personnes reconnaissent le «besoin d’aide» de ces derniers, une recrudescence des attaques à leur endroit, verbales mais aussi physiques, est constatée depuis la dissolution de l’Assemblée nationale.
A Wimereux (Pas-de-Calais) le 19 juillet. (Edouard Bride/Hans Lucas pour Libération)
Publié le 28/07/2024 à 15h03, mis à jour le 29/07/2024 à 15h10
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