A Calais, ces dernières semaines, tout le monde ne parle que du varan. Une créature mécanique XXL (près de 6 mètres de haut, 15 mètres de long environ) conçue par la compagnie nantaise la Machine, et dont l’arrivée s’est accompagnée, du 7 au 9 novembre, de trois jours de festivités. L’imposant saurien, tout comme le dragon géant qui a pris ses quartiers dans la ville depuis 2019, attire les regards. Un investissement massif, plusieurs dizaines de millions d’euros, avec un objectif clair : changer la perception de la cité portuaire de plus de 67 000 habitants (la ville en comptait près de 75 000 il y a dix ans), devenue au fil des années l’un des symboles de la crise de l’accueil des migrants.
La sous-préfecture du Pas-de-Calais ne veut plus être associée à ces images d’exilés hagards et de campements insalubres publiées dans les médias du monde entier. Au spectaculaire bestiaire la tâche d’occuper l’espace, de faire rêver et oublier un pan




