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Nord: nouvelle interdiction de rassemblements anti-migrants d’activistes britanniques

L’interdiction précédente s’étant achevée ce mercredi matin, des messages sur les réseaux sociaux appelaient à manifester dès le jeudi 29 janvier.

Des militants britanniques d'extrême droite sur une plage de Gravelines le 5 décembre. (Sameer Al Doumy /AFP)
Publié le 28/01/2026 à 21h44

Les préfectures du Nord et du Pas-de-Calais ont renouvelé mercredi soir, et jusqu’à lundi, l’interdiction d’une opération anti-migrants intitulée « Overlord », dans le cadre de laquelle des activistes britanniques d’ultradroite appellent à se rendre sur le littoral du nord de la France. La précédente interdiction, entrée en vigueur vendredi 23 janvier et prolongée lundi, s’est achevée mercredi à 8 heures.

Or « certains activistes britanniques continuent de publier sur les réseaux sociaux des messages appelant à manifester » à partir de jeudi, « soulignant que l’interdiction préfectorale de l’opération s’est terminée », notent les préfets du Nord et du Pas-de-Calais dans un communiqué commun.

Ils ont par conséquent décidé de renouveler l’interdiction, cette fois jusqu’au lundi 2 février à 8 h, de ces actions qui « s’inscrivent dans une idéologie xénophobe et anti-immigration et créent un risque manifeste de troubles à l’ordre public ».

Ces appels à rassemblement font suite à l’interdiction de territoire français prononcée mi-janvier visant dix militants britanniques d’extrême droite menant « des actions d’intimidation à l’encontre des personnes migrantes et des associations humanitaires ».

Dimanche soir, deux militants britanniques de 35 et 53 ans ont été arrêtés pour provocation à la haine près de Calais alors qu’ils se filmaient en direct sur une plage. Placés en garde à vue, ils ont été remis en liberté mardi, « l’exploitation des vidéos pouvant leur être attribuées ne permettant pas de caractériser les faits reprochés », selon la procureure de Boulogne-sur-Mer, Cécile Gressier.

Dans la foulée, une obligation de quitter le territoire français (OQTF) a été prononcée à leur encontre pour menace à l’ordre public, a précisé le préfet du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch, qui a décidé de leur placement en centre de rétention administrative « en vue de leur éloignement ».

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