«C’est une mesure discriminatoire qui part du principe que les étrangers devront, toujours plus, montrer patte blanche», tonne Aude Rieu, coordinatrice à la Fasti (Fédération des associations de solidarité avec tou·te·s les immigré·e·s). Depuis le 1er janvier, l’obtention de certains titres de séjour en France est soumise à examen. Toute personne non-européenne sollicitant pour la première fois une carte de séjour pluriannuelle (maximum quatre ans), une carte de résident (dix ans) ou la nationalité française devra obligatoirement réussir un test civique et attester d’un certain niveau de français. Une mesure héritée de la loi immigration promulguée en janvier 2024 et entérinée par Bruno Retailleau deux jours avant son départ de la place Beauvau, début octobre. Les réfugiés, les Algériens et les demandeurs de plus de 65 ans ne sont pas concernés.
D’une durée de quarante-cinq minutes, le test se déroulera dans des centres d’examen agréés. Il est payant, le prix oscillant entre 100 et 200 euros. Les candidats devront répondre à 40 questions à choix multiples, réparties en cinq thématiques : «Principes et valeurs de la République», «droits et devoirs de la vie en France», «système institutionnel et politique», «histoire, géographie et culture» et «vie de la société française». Des questions allant de «que




