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Six associations attaquent l’Etat en justice pour «non-respect des droits humains» des exilés du Dunkerquois

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Environ 2 500 personnes survivent dans des conditions indignes dans les campements de la métropole du Nord. Six associations ont déposé mardi 18 novembre un référé-liberté devant le tribunal administratif de Lille pour contraindre l’Etat à faire le minimum.

Dans le camp de réfugiés de Grande-Synthe (Nord), le 3 novembre 2025. (Stephane Dubromel/Hans Lucas pour Liberation)
Publié le 18/11/2025 à 17h14

Une bande organisée. Dans le nord de la France, des associations aidant les exilés du Dunkerquois attaquent l’Etat en justice pour «non-respect des droits humains», a appris Libération. Elles sont six : Médecins du monde, Utopia 56, Roots, Refugee Women’s Centre, Salam et Human Rights Observers. Après des mois de discussions secrètes, elles ont déposé, ce mardi 18 novembre dans la matinée, un référé-liberté au tribunal administratif de Lille. Les associations requérantes demandent au juge de «constater l’atteinte grave aux libertés fondamentales commise par l’administration» afin que l’Etat prenne des mesures «immédiates et pérennes pour assurer le respect des droits des personnes exilées» présentes dans le littoral.

Les campements se trouvent sur les communes de Mardyck, Loon-Plage et Grande-Synthe, toutes limitrophes de Dunkerque. Les conditions des femmes, hommes et enfants y vivant sont catastrophiques. Les points d’eau sont rares, les toilettes inexistantes et les maladies respiratoires courantes. Les associations, en première ligne, craquent. Elles ne parviennent plus «à pallier les manquements de l’Etat». En septembre, lors d’une réunion avec une association, le sous-préfet de Dunkerque, Frédéric Loiseau, avait estimé à

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