«Nous ne céderons pas à la peur.» Le message est clair et partagé : les 200 personnes réunies pour la fête de Hanoukka sur les Champs-Elysées, quelques heures après l’attentat commis sur la plage de Bondi, à Sydney, qui a fait au moins 16 morts, semblent porter un discours unanime. Ce qui s’est passé en Australie est certes «effrayant, on est vraiment choqués», dit Meyer S., un des membres de la communauté Beth Loubavitch, chargé de l’organisation de l’événement. «Et on a l’impression que ça ne s’arrêtera jamais. Mais moi je m’affirme, sinon on arrête tout. Je porte la kippa ce soir, je ne la cache pas sous une casquette. On veut montrer que nous sommes là, que nous gardons nos coutumes.»
Tandis que les touristes déambulent sur la plus célèbre avenue du monde, se prenant en photo devant les boutiques de luxe illuminées de mille feux pour Noël, un important dispositif policier sécurise la fête : «Les CRS sont là chaque année, mais cette fois ils sont venus en nombre et même deux heures avant», confirme Meyer S. Un car de policiers stationne près du stand de beignets




