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Inceste entre cousins : mettre fin à un déni délétère

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Une proposition de loi déposée ce mercredi 19 novembre suggère d’élargir – enfin – la définition de l’inceste aux cousins. Comment se fait-il que l’inceste dit «germanique» reste un tel angle mort de la lutte contre la pédocriminalité ?

A Paris, le 25 novembre 2023. (Claire Serie/Claire Serie)
Publié le 20/11/2025 à 9h21

La proposition de loi déposée ce mercredi 19 novembre par la sénatrice centriste Annick Billon ne suggère pas seulement de mettre fin à la prescription des viols commis sur les mineurs et de faire de l’inceste un crime spécifique. Elle propose également une réforme cruciale : élargir aux cousins germains la définition du viol et de l’agression sexuelle incestueux. Le texte reprend ainsi 3 des 82 préconisations formulées en 2023 par la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise). La société française, si l’on en croit un sondage Ipsos réalisé cette année, serait très largement favorable à cette réforme : 93 % des personnes interrogées demandent à ce que les cousins soient intégrés dans la définition pénale de l’inceste, au même titre, donc, que les frères, les pères, les oncles, les grands-pères.

Il faut dire que le phénomène est partout :

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