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Interview

Ingérences étrangères : «Peu de pays en Europe échappent à ce phénomène»

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Dans le cas des têtes de cochon devant des mosquées le 9 septembre, le mode opératoire est le même que dans d’autres affaires qui se sont multipliées en France depuis deux ans. Des opérations qui rejoignent l’objectif de la Russie et de ses alliés d’amplifier les fractures des sociétés européennes, rappelle le chercheur Maxime Audinet.

Des tags antisémites ont été peints sur de nombreux bâtiments du XIVe arrondissement de Paris, dans la nuit du 30 au 31 octobre 2023. (Anna Margueritat/Hans Lucas. AFP)
Publié le 15/09/2025 à 17h37

Etoiles de David bleues taguées au pochoir, «mains rouges» au mémorial de la Shoah, têtes de cochon devant des mosquées… Depuis octobre 2023, neuf enquêtes ont été ouvertes par le parquet de Paris sur des faits portant les marques d’opérations d’ingérence étrangère, rappelait vendredi sur BFM TV la procureure Laure Beccuau. Dans plusieurs cas, des commanditaires en lien avec la Russie ont été identifiés ; Moscou est fortement suspecté par le renseignement français d’être derrière ces manœuvres. Si la France est très ciblée, c’est aussi le cas d’autres pays en Europe, explique Maxime Audinet, chercheur à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire et spécialiste de la stratégie d’influence de la Russie.

Comment expliquer cette accumulation d’opérations de déstabilisation qui vise la France depuis deux ans ?

La France est l’un

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