Dans le journal local l’Union, en début de semaine, le maire Horizons de Reims, Arnaud Robinet, a annoncé interdire par voie d’arrêté municipal les rassemblements de livreurs uberisés, jugés responsables de «nuisances pour les riverains». Il prévoit une amende de 35 euros pour les dissuader de se réunir. A cette annonce, tant de questions. Comment distinguer un regroupement de livreurs de celui de simples cyclistes, si ce n’est au faciès ? Des travailleurs de plateformes qui attendent qu’on leur attribue une commande et qui ne sont pas rémunérés lors de ce temps, sont-ils en activité ? Peuvent-ils donc être considérés et sanctionnés comme tels ? En outre, n’est-il pas discriminant d’interdire la réunion d’un corps de métier en particulier ? Au-delà de l’hypothétique légalité d’une telle mesure, les raisons avancées traduisent une large méconnaissance concernant les réalités de ces métiers, sur fond de xénophobie à peine voilée.
Billet
Interdiction de regroupement de livreurs à Reims : quand le maire choisit de s’attaquer à des travailleurs déjà précarisés
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Plutôt que de s’en prendre directement aux plateformes et de défendre les droits des travailleurs ubérisés, la mairie de Reims préfère les gommer de l’espace public. Une mesure à la xénophobie à peine cachée, qui témoigne d’une grande méconnaissance du métier.
Comment distinguer un regroupement de livreurs de celui de simples cyclistes, si ce n’est au faciès ? (Nicolas Guyonnet/Hans Lucas. AFP)
Publié le 17/07/2025 à 16h52
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