C’est un hameau boisé planté de maisons, à une quinzaine de kilomètres à l’est de Nouméa, devenu place forte des indépendantistes. A la tribu de Saint-Louis, deux militants indépendantistes ont été tués dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19 septembre, au cours d’une opération de gendarmerie visant à interpeller plusieurs personnes suspectées de tentative de meurtre et de car-jacking. Les 12e et 13e victimes depuis le début de l’insurrection au mois de mai. Depuis un peu plus de quatre mois, la tribu est le théâtre d’affrontements réguliers et particulièrement intenses entre jeunes militants et forces de l’ordre. Le 15 mai, un gendarme, Nicolas Molinari, avait été abattu. Le 10 juillet, Roch Victorin Wamytan, un militant, y avait succombé à un «tir de riposte», avait déclaré le procureur de la République.
Vu de Nouméa
La tribu de Saint-Louis, bastion de l’insurrection révélateur des maux de la Nouvelle-Calédonie
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Lieu des affrontements les plus violents entre militants indépendantistes et gendarmes, où deux hommes ont été tués dans la nuit de mercredi à jeudi, ce hameau où vivent 1 400 personnes, à l’histoire complexe, est un concentré particulièrement cru des failles de la société calédonienne.
Des gendarmes français bloquent une route à Saint-Louis, ce jeudi 19 septembre 2024. (Delphine Mayeur/AFP)
Publié le 19/09/2024 à 13h18
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