Le temple du basket gravelinois sous les flammes. Un spectaculaire incendie s’est déclenché ce lundi 25 décembre au centre sportif Sportica de Gravelines (Nord) où joue depuis de nombreuses années le Basket Club Maritime Gravelines Dunkerque Grand Littoral (BCM), club de l’élite de la balle orange. Selon la Voix du Nord, des pompiers de pas moins de sept casernes ont été mobilisés pour lutter contre le feu. «Merci à tous pour vos messages de soutien. Les pompiers sont en train de faire le maximum pour tenter de venir à bout de cet incendie horrible qui est en train de détruire notre Sportica», a réagi le club dans un message posté sur X (ex-Twitter).
«Il n’y a plus de salle de basket, tout est parti en fumée. Quarante ans de vie dans Sportica sont partis en fumée», s’est ému auprès de l’AFP Christian Devos le président du club de Gravelines. «Si on avait été en période de grosse fréquentation à la piscine ou s’il y avait eu un entraînement à la salle de basket, ça aurait été catastrophique», ajoute celui qui est aussi maire adjoint aux sports. Mais «tout était fermé, en entretien. Et il n’y avait pas d’entraînement» pour l’équipe de basket au moment où le feu a débuté, a-t-il précisé.
Merci à tous pour vos messages de soutien.
— BCM Basketball (@BCMBasket) December 25, 2023
Les pompiers sont en train de faire le maximum pour venir à bout de cet incendie horrible qui est en train de détruire notre Sportica…
Merci à ces héros, nous leurs envoyons toute notre force 🧡 pic.twitter.com/F4GdrdDqGl
A 16 heures, plus de 60 pompiers étaient mobilisés pour éteindre le feu, qui a débuté à 12 heures 45, selon ces derniers. «C’est une tristesse absolue pour tous les membres du club», a déclaré le manager du BCM Romuald Couster auprès de BFM TV dans l’après-midi. «La salle de basket est partie en fumée. Tout est parti en fumée. Il va falloir trouver une solution de repli, essayer de se relever. Parce qu’on n’a plus rien. Plus de maillot, plus de matériel, plus de ballon. Tout a brûlé», précise-t-il.
Joint par Libération, le maire de Gravelines Bertrand Ringot est «sous le choc». «Les pompiers continuent de combattre le feu car il n’est pas éteint. Je suis vraiment sous le choc car Sportica c’est Gravelines, et Gravelines c’est Sportica. Il y a un lien étroit avec le basket ici. Pour nous c’est un drame. Un drame collectif. Nous allons le surmonter, il le faudra, mais j’étais loin de penser que le feu irait aussi vite. Il s’est déclaré dans la piscine et s’est généralisé en une poignée de secondes.» Actionnaire majoritaire du club de basket, la ville de Gravelines «s’organise» pour l’après. «Je suis en train de voir avec mes dirigeants comment nous allons pouvoir organiser les entraînements et les matchs. Tout est à faire», reconnaît l’édile, qui a reçu de nombreux témoignages de sympathie de la part d’élus.
Un blessé parmi les pompiers
Selon la Voix du Nord, l’alerte aurait été donnée ce lundi aux alentours de 13 heures. Il n’y aurait pas de victimes car la piscine du complexe est fermée en ce jour de Noël si ce n’est un blessé du côté des sapeurs, un pompier s’étant fracturé le doigt. Le centre aquatique a été ravagé par les flammes, tout comme la cafétéria. Les pompiers ont tenté de juguler l’incendie pour qu’il n’atteigne pas le gymnase. En vain. Cité par France 3 Hauts-de-France, le maire de Gravelines Bertrand Ringot avance la piste d’un «problème technique», sans plus de précisions pour le moment.
«L’ensemble du complexe sportif», qui comprend également une piscine, une cafétéria et des équipements, est touché par les flammes, «à l’exception des cellules commerciales», précisent les pompiers.
🔥 Images déchirantes à Gravelines : Sportica en train de brûler, en proie aux flammes d'un énorme incendie...
— BeBasket (@Be_BasketFr) December 25, 2023
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Fondé en 1984, le BCM est un des clubs les plus mythiques du basket français sans être un des plus gros palmarès. Si le début de saison est compliqué – le club est avant-dernier du championnat – Gravelines figure parmi l’élite du basket tricolore depuis trente-cinq ans. Il devait recevoir Paris ce jeudi 28 décembre.
Mis à jour : à 17 h 10 avec l’ajout de la déclaration du maire de Gravelines, joint par Libération.




