Le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et de l’Inspection générale des finances (IGF) portant sur Orpea sera donc bien rendu public. Ces derniers jours, la ministre déléguée en charge de l’Autonomie, Brigitte Bourguignon, et le PDG du géant des Ehpad, Philippe Charrier, se renvoyaient la balle, chacun affirmant que l’autre s’opposait à la publication dudit rapport. Le pavé de 500 pages, remis en fin de semaine dernière aux autorités, vise à faire la lumière sur les éventuelles dérives d’Orpea, accusé dans le livre-enquête les Fossoyeurs d’avoir mis en place un système ultra sophistiqué pour se faire de l’argent au détriment des personnes âgées.
Ses conclusions pourront donc être connues, mais… sans les parties classées «secret des affaires». Auditionnée par la commission des affaires sociales du Sénat mardi, Brigitte Bourguignon avait pourtant affirmé avoir demandé à Philippe Charrier à deux reprises d’accepter de lever ledit secret. L’intéressé, auditionné à son tour mercredi matin, a rétorqué que «le secret des affaires se limite tout simplement à ce qui relève du droit de la concurrence. Nous n’allons pas mettre le détail de nos contrats, mais tout le reste mérite d’être largement diffusé», a-t-il assuré.
Selon Brigitte Bourguignon, le document se




