Ils ne hanteront plus les porte-monnaie, ne traîneront plus au fond des tiroirs. Le cœur du poinçonneur des Lilas saigne, les tickets de métro magnétiques en carton ne sont plus en vente à partir de ce mercredi 5 novembre. Ils ne disparaîtront pas tout de suite, puisque leur usage reste possible jusqu’en juin 2026 dans le métro et RER, la plupart des bus et tramways ne les acceptant plus. Il est encore possible de les convertir au format numérique sur le pass rechargeable Navigo Easy jusqu’au 1er juin 2026.
Il fallait bien prendre sa retraite, après 125 ans de service. Créé le 19 juillet 1900 avec l’inscription «Metropolitain», il est lancé pour l’inauguration de la première ligne de métro entre porte Maillot et porte de Vincennes, à l’occasion de l’Exposition universelle. S’il faut aujourd’hui compter 2,50 euros par trajet, il fallait alors débourser 15 centimes d’anciens francs pour un billet seconde classe couleur crème, 25 centimes pour le rose de première classe, retrace l’ouvrage Petite Histoire du ticket de métro parisien, de Grégoire Thonnat (éditions Télémaque). Des petites mentions «à détacher avant le contrôle» et «à la sortie jeter dans la boîte» précisaient la marche à suivre.
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Le nombre de titres de transport explose au fil des ouvertures de lignes : 17 millions de voyageurs en 1900 avec deux lignes, 50 millions l’année suivante, 467 millions en 1914, quand Paris compte dix lignes ouvertes. La diffusion est telle que le petit bout de carton de




