Pour la première fois dans un stade français, le football a tenté de ne plus reléguer au rang de simple clabaudage ce qui relève, en réalité, de propos discriminatoires. Samedi 20 décembre, lors d’un 32e de finale de Coupe de France entre les clubs de Ligue 2 de Grenoble et Nancy (victoire des Lorrains aux tirs au but), trois observateurs ont été disséminés dans les tribunes afin de relever d’éventuels chants racistes, sexistes ou homophobes. Parmi eux, Yves Gimbert, administrateur de l’association SOS Homophobie.
En dépit d’une assistance modeste (2 500 spectateurs sur une capacité de 20 000 places au stade des Alpes), une tribune n’a pas tardé à se signaler. «Le dispositif avait été annoncé un ou deux jours avant, et les supporteurs grenoblois ont rapidement déployé une banderole», raconte-t-il. On pouvait y lire : «Un audit sur l’homophobie en direct sur beIN Sports, qu’en pensent les Qataris ?» «Ce n’était pas particulièrement offensif, mais cela disait clairement : on sait qu’on est sous surveillance», poursuit l’observateur. Quelque




