Ils sont 68 immeubles, parmi les «plus dangereux» du centre-ville de Marseille, qui ne tiennent de l’intérieur que grâce à des étais. Pour ceux-là, évacués à la suite des effondrements de la rue d’Aubagne en 2018, l’état du bâti est si extrême qu’«il n’y a plus de modèle économique, sauf pour les marchands de sommeil, alors on les rachète pour les réhabiliter», explique Franck Caro, directeur général de la SPLA-IN, la société publique locale d’aménagement d’intérêt national créée en juin 2020 pour lutter contre l’habitat indigne. Avec l’objectif de traiter 10 000 logements sur quinze ans. En octobre, lors du Rendez-vous annuel du logement organisé par la Ville de Marseille, il assurait que les choses étaient en train de changer : «On a un peu la rage et l’envie de la mettre à profit de l’intérêt général.» Et d’ajouter : «On a arrêté de se raconter des histoires, on s’est professionnalisés», comme pour expliquer les trois ans pris pour parvenir à ce qu’Etat, métropole et mairie parlent d’une même voix. Et lancent enfin le premier chantier de réhabilitation de quatre immeubles, rue Jean-Roque.
Analyse
Après le drame de la rue d’Aubagne, «c’est toute la force militante de Marseille qui s’est soulevée et a changé la ville»
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Six ans après l’effondrement de trois immeubles dans le centre-ville, qui ont provoqué la mort de huit personnes, la ville a changé de majorité municipale et engagé un combat bien plus vigoureux contre l’habitat indigne.
Rassemblement à Marseille, le 3 novembre 2024, six ans après l'effondrement des immeubles de la rue d'Aubagne. (Patrick Gherdoussi/Libération)
Publié le 07/11/2024 à 7h16
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