Qui peut encore devenir propriétaire ? Ces vingt dernières années, les prix de l’immobilier ont bondi de 88 %, rendant l’accès à la propriété de plus en plus difficile à atteindre, en particulier pour les jeunes et les classes moyennes (selon un rapport du think tank libéral l’Institut Montaigne publié en août). Mais si, comme le disait la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen dans son article 17, la propriété est «un droit inviolable et sacré», dont «nul ne peut en être privé», comment y accéder malgré tout ? Pour contrer cet obstacle, des mécanismes alternatifs se multiplient.
Le démembrement
Derrière ce mot un peu barbare se cache une réalité assez simple : la séparation du droit de propriété en plusieurs morceaux, pour que le prix du sol ne pèse pas sur le prix d’achat. Comme chez Etxalde, cela peut vouloir dire dissocier la nue-propriété (le foncier et le bâti) de l’usufruit. Ou, avec le bail réel solidaire (BRS), séparer le foncier, géré par des organismes de foncier solidaire, du bâti. Dans ce cas, l’acheteur ne possède que les murs de chez lui, pas le sol, et paye une redevance à l’office propriétaire. A Paris, par exemple, le prix du mètre carré passe à 5 000 euros environ contre




