Menu
Libération
Drame

Eure-et-Loire : un sans-abri de 58 ans retrouvé mort sur un parking, victime d’une hypothermie

Le quinquagénaire a été découvert ce jeudi 1er janvier à Barjouville, dans l’agglomération de Chartres. Un autre SDF avait perdu la vie dimanche à Paris, probablement victime, lui aussi, des températures glaciales.

«La victime était connue des services d’hébergement d’urgence et avait refusé une place d’hébergement d’urgence proposée la veille par la Croix-Rouge», a assuré Christophe Hériard, sous-préfet de Dreux. (Nicolas Guyonnet/Hans Lucas. AFP)
Publié le 01/01/2026 à 20h10

Un homme de 58 ans sans domicile fixe a été retrouvé mort ce jeudi 1er janvier sur le parking d’un hypermarché à Barjouville, dans l’agglomération de Chartres. Il a succombé à une hypothermie, selon un communiqué de la préfecture de l’Eure-et-Loire. «L’homme a été découvert par une patrouille de gendarmerie, assis près d’une entrée du centre commercial. L’intervention des pompiers et d’un médecin du Samu d’Eure-et-Loir n’a malheureusement pas permis de le réanimer», a indiqué Christophe Hériard, sous-préfet de Dreux.

«La victime était connue des services d’hébergement d’urgence et avait refusé une place d’hébergement d’urgence proposée la veille par la Croix-Rouge», a aussi déclaré le sous-préfet. Il a précisé que le nombre de places d’hébergement d’urgence dans le territoire est passé de 163 en temps normal à 178 la nuit dernière et qu’aucune demande d’hébergement n’a été refusée. «Le nombre de maraudes a aussi été accentué auprès des sans-abri et les horaires d’ouverture des accueils de jour allongés», a-t-il affirmé.

Dimanche, déjà, un septuagénaire a été retrouvé mort sur la voie publique dans le nord de Paris, probablement victime des températures glaciales de la fin d’année. Ce drame est survenu alors que la préfecture venait enfin d’activer dans la capitale et sa région le plan grand froid, qui permet une extension des horaires d’ouverture des accueils de jour, un renforcement des maraudes et la réquisition de lieux pour ouvrir des places d’hébergement d’urgence pour les sans-abri. La préfecture, qui estimait que les seuils météorologiques n’étaient pas encore atteints, avait tardé à déclencher le dispositif.

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique