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Interview

Grand froid et morts dans la rue : «Aucune loi n’interdit à un maire de venir en aide à des personnes sans-abri»

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Alors que plusieurs personnes sont décédées cette semaine, le collectif d’associations le Revers interpelle les édiles et propose notamment de consacrer 1 % du budget municipal parisien à la prise en charge des sans-domicile. La porte-parole, Charlotte Kwantes, détaille à «Libé» les solutions proposées.

A Paris, le 28 décembre. (Dimitar Dilkoff/AFP)
Par
Timothée Maubon
Publié le 30/12/2025 à 19h24

Le froid tue. En quelques jours, au moins cinq personnes sans-abri sont mortes dans les rues françaises, à Nantes, Reims ou encore Paris. Chaque hiver, la même litanie revient, scandée avec l’urgence d’activer les plans «grand froid», avant que le sujet ne disparaisse du débat public lorsque les températures remontent. Pourtant, les sans-abri meurent toute l’année : 746 personnes sont décédées à la rue en France depuis janvier 2025, selon le collectif les Morts de la rue.

Le collectif d’associations le Revers plaide pour faire du sans-abrisme un sujet politique. Né lors des Jeux olympiques de Paris 2024 sous le nom de «le Revers de la médaille», le collectif s’était constitué pour dénoncer le «nettoyage social» opéré autour des sites olympiques. Aujourd’hui, il rassemble plus d’une trentaine d’associations et d’organisati

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