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Municipales 2026 : à Paris, les candidats bataillent sur l’habitat social

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Augmentation du parc, rénovation thermique, gel des loyers… Alors que près de 14 000 personnes quittent la capitale chaque année faute de trouver un toit à un prix décent, l’habitat prend une place centrale dans la campagne. Avec des propositions très opposées, à gauche comme à droite.

Lors d’une manifestation à l’appel de l’association Droit au logement, le 29 mars à Paris.  (Valérie Dubois/Hans Lucas)
Publié le 29/01/2026 à 6h42

Toc toc, c’est Rachida Dati à la porte de votre HLM, venue vendre dans le XIIIe arrondissement de Paris sa «vraie vision pour le parc social». La vidéo, postée en décembre par la candidate LR, prête à sourire venant d’une élue qui vote quasi systématiquement contre tout nouveau projet de logements sociaux au conseil de Paris et dont l’arrondissement, le VIIe, est le plus mauvais élève de la ville avec seulement 2,7 % de logements sociaux. Rachida Dati, qui vient aussi tout juste d’être épinglée pour avoir intercédé auprès d’autres maires d’arrondissements afin d’obtenir une place dans le parc social pour sa sœur. Mais dans une ville que près de 14 000 habitants quittent chaque année, faute notamment de pouvoir se loger à un prix décent, où l’accès à la propriété est devenu presque illusoire pour les classes populaires et moyennes, cette excursion de la ministre de la Culture hors de sa zone de confort montre que la bataille du logement sera aussi celle de l’habitat social.

Pour la majorité sortante de gauche, il y a là l’occasion de faire valoir que Paris est plutôt bon élève : sur les 25 % de logements sociaux fixés par la loi SRU pour les zones tendues, il ne manquait fin 2024 plus qu’un petit pourcent à la capitale pour être dans les clous. Un score qui a

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