Armés de liquide vaisselle, de savon dégraissant, de brosses et d’éponges, une trentaine de résidents et voisins du foyer Branly à Montreuil (Seine-Saint-Denis) donnent un coup de propre à leur cantine lors d’une soirée festive, samedi 13 décembre. Cette «action de résistance pacifique pour la sauvegarde de la cuisine solidaire», comme le dit Véronique Illié, membre du comité de soutien et voisine montreuilloise, reflète l’attachement des résidents à ce lieu en activité depuis l’ouverture du foyer en 1980, aujourd’hui menacé de fermeture.
A partir de janvier 2026, 135 des 195 occupants du foyer de travailleurs exilés Branly, pour la plupart venus du Mali, du Sénégal et de Mauritanie, vont déménager dans un nouveau «foyer social» sur la même parcelle. Un bâtiment flambant neuf, tout de briques grises et de bois vêtu, mais dépourvu de cuisine collective. Les 60 autres résidents seront répartis dans trois foyers, deux à Montreuil et un à Paris. Les travaux de destruction du bâtiment actuel commenceront en avril 2026 avant qu’un nouveau foyer de 60 lits ne soit reconstruit au même endroit afin de rapatrier les exilés temporaires.
Se côtoyer autour d’un plat traditionnel africain
Le hic, c’est qu’à part une pièce commune de 46 m² et un bureau réservé aux délégués, aucun espace collectif n’est prévu dans la nouvelle résidence : les chambres seront désormais pourvues de frigos et de plaques permettant de se faire à manger, chacun chez soi. Une façon de vivre qui ne correspond en rien aux habitudes des résidents : «Qu’est-c




