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Interview

Proposition de loi sur la réquisition de locaux : «Les maires sont démunis alors que le logement est la première préoccupation des communes»

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Un texte de la députée de Paris Danielle Simonnet, examiné ce mercredi 4 février en commission à l’Assemblée, vise à donner aux maires le pouvoir de réquisition des locaux vides pour loger des sans-abri, compétence réservée jusqu’à maintenant aux préfets.

Une banderole en marge de la manifestation du 1er mai 2025, à Paris. (Bastien André/Hans Lucas. AFP)
Publié aujourd'hui à 6h45

2,38 millions de logements sont vides en France, dont 1,35 million depuis plus de deux ans. Des chiffres vertigineux issus de la base gouvernementale Lovac, qui repère les logements vacants et propose à leurs propriétaires des solutions de remise sur le marché. Les grandes villes de France font face à un paradoxe inextricable : d’un côté, des logements inoccupés (36 205 à Paris, 17 915 à Marseille et 6 658 à Lyon) ; de l’autre, des centaines de familles qui dorment à la rue – on compte actuellement, selon la Fondation pour le logement des défavorisés, 350 000 personnes sans domicile sur le territoire.

Un outil juridique sous-utilisé, la réquisition, pourrait permettre à plus de personnes de se mettre à l’abri en obligeant les propriétaires à ne pas laisser vides leurs locaux pendant plus d’un an. Problème : seul le préfet est habilité à s’en saisir, au détriment des maires qui se retrouvent pourtant en première ligne face aux mal-logés. Une proposition de loi, portée par la députée

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