Elles craignent le fait accompli. Les organisatrices de la manifestation féministe parisienne qui se déroulera samedi 8 mars à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes dénoncent «l’instrumentalisation de [leur] combat par celles et ceux qui véhiculent un discours de haine», alors qu’un groupuscule d’extrême droite, le Collectif Némésis, a rendu publique son intention de se greffer au cortège. L’eurodéputée Reconquête Sarah Knafo a annoncé sa présence à leurs côtés. «La police nous avait déjà imposé la présence de ces militantes identitaires» le 23 novembre, à l’occasion d’une mobilisation contre les violences faites aux femmes, rappelle Anne Leclerc du collectif Grève féministe. Lors d’une réunion organisée ce vendredi matin, les organisatrices ont demandé à la préfecture des garanties de sécurité face à cette incursion annoncée. Selon nos informations, le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, s’y est engagé.
Journée des droits des femmes
Marche parisienne du 8 mars : la préfecture promet de «sécuriser la manifestation» contre l’incursion annoncée du groupuscule d’extrême droite Némésis
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Une membre du groupuscule d'extrême droite Némésis lors d'un regroupement en mémoire de Philippine, le 29 septembre à Paris. (Bastien Ohier/Hans Lucas via AFP)
publié le 7 mars 2025 à 16h03
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