Plusieurs milliers de témoignages en moins d’une journée. Il est 21h13 jeudi soir quand, d’une même voix, une trentaine de metteuses en scène, comédiennes et critiques décident qu’il est temps que le monde du théâtre ait, à son tour, son #MeToo. Ce sont les mots de Marie Coquille-Chambel qui, les premiers, viennent briser le silence : «J’ai été violée par un comédien de la Comédie-Française pendant le premier confinement, pendant que je faisais un malaise. Il est toujours membre de la Comédie-Française, même si la direction est au courant d’une plainte déposée. #MeTooThéâtre.» 243 caractères postés sur Twitter pour tenter d’amorcer le chamboulement de tout un système. Auprès de Libération, la critique explique : «Notre collectif a lancé le hashtag en réaction à la sortie de l’enquête sur [le metteur en scène] Michel Didym. On pense que c’est enfin le moment, pour toutes les victimes, de se rassembler.»
Hashtag
#MeTooThéâtre : «Nos agresseurs ne sont pas des stars pour le grand public, alors tout le monde s’en fiche»
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Après la parution de l’enquête sur le metteur en scène Michel Didym dans «Libération», un collectif d’artistes a lancé le #MeTooThéâtre sur Twitter jeudi soir. Plus de 5 000 personnes ont partagé leur témoignage sur la plateforme.
Plus de 5 000 personnes ont déjà partagé leur témoignage sur Twitter, avec le mot clé #MeTooThéâtre (photo d'illustration). (Chase Swift/Getty Images)
Publié le 08/10/2021 à 13h32
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