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Libération
Sanction

Miss Provence et Miss Aquitaine perdent leurs écharpes et s’écharpent après avoir insulté leurs concurrentes

Les comités régionaux des deux jeunes femmes ont annoncé, mardi 9 décembre, leur destitution en invoquant un antagonisme entre leur comportement et les valeurs portées par l’organisation.

Aïnhoa Laitete, Miss Aquitaine, et Julie Zitouni, Miss Provence, lors de l'élection finale, le 6 décembre 2025. (David Niviere/Sipa)
Publié le 09/12/2025 à 13h13, mis à jour le 09/12/2025 à 14h43

Elles ont tout perdu. Déjà candidates malheureuses à l’écharpe de Miss France 2026, Julie Zitouni, Miss Provence, et Aïnhoa Laitete, Miss Aquitaine, ont été destituées de leur titre régional par leurs comités locaux qui ont annoncé leur décision dans un communiqué publié mardi 9 décembre. Les deux organisations, branches régionales de la société Miss France qui «soutient» la sanction, expliquent cette sentence par la diffusion d’une vidéo polémique des deux jeunes femmes. Sur ces images tournées dans les loges de l’élection de Miss France, qui s’est tenue samedi 6 décembre et a vu sacrer la Tahitienne Hinaupoko Devèze, «les deux candidates tiennent et relayent des propos injurieux à l’égard des douze demi-finalistes» dont ni l’une ni l’autre ne faisait partie.

Dans l’extrait largement diffusé sur les réseaux sociaux, Julie Zitouni et Aïnhoa Laitete s’en prennent en effet à leurs concurrentes, la première traitant les candidates encore en lice de «grosses putes» aux côtés de la seconde qui précise : «pas toutes !». Avant de moquer ces dernières. Sur les images, Miss Aquitaine écarte toutefois être mauvaise perdante : «je ne veux pas faire ma rageuse», affirme-t-elle. Une autre vidéo, probablement tournée après la fin du concours, montre Aïnhoa Laitete se réjouir de rejoindre la soirée festive prévue après le show. «Ça va se bourrer la gueule, enfin», lance-t-elle.

Les deux Miss visées par une vague de haine en ligne

La publication de ces images sur les réseaux sociaux n’a donc visiblement pas été très bien reçue au sein de l’organisation. «Ces paroles et cette attitude sont en totale contradiction avec les valeurs que nos comités s’efforcent de défendre», est-il souligné dans le communiqué signé par les deux délégués régionaux de Provence et d’Aquitaine : Lydia Podossenoff, Miss Provence 2005, et Éric Laurens. Si ces derniers prennent acte du fait que «Julie et Aïnhoa ont présenté des excuses publiques, ainsi qu’aux candidates concernées», «la gravité des propos tenus rend impossible le maintien de leur titre», selon eux.

Avant cette décision, si les deux jeunes femmes ont effectivement présenté des excuses, celles-ci se sont aussi tirées dans les pattes. Miss Aquitaine, qui a utilisé son compte Snapchat pour partager ses états d’âme, a ainsi affirmé que les propos tenus par sa camarade n’étaient pas en accord avec ses valeurs. Ce que Julie Zitouni a déploré auprès du quotidien la Provence : «Je lui ai rappelé que c’était elle qui avait posté la vidéo, que moi j’étais au courant de rien. Elle a préféré se dédouaner car elle sait qu’elle a sa place en jeu. Ce n’est pas bien».

Cette dernière a par ailleurs affirmé avoir été la cible de plus de «30 000 messages» malveillants depuis que la toile s’est enflammée autour des images de la soirée. Les deux ex-Miss ont en effet été visées par une vague d’attaques en ligne. Les deux comités ont d’ailleurs condamné dans leur communiqué «le déferlement de cyberviolence et de harcèlement dont Julie et Aïnhoa font l’objet». Lydia Podossenoff et Eric Laurens ajoutant : «Aucune faute ne justifie la haine, l’acharnement ou les menaces sur les réseaux sociaux». Le retrait de l’écharpe des deux femmes contribuera peut-être à calmer leurs détracteurs.

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