Nicolas (1) a toujours deux sacs sur lui. Le premier pour les cours. Il étudie «l’informatique», dit-il vaguement. Le second pour le sport. Il pratique la boxe plusieurs fois par semaine. Nicolas, 22 ans, fait également de la musculation. Il est grand, carré, souriant et bien coiffé. Son tee-shirt blanc lui colle au corps. Je le rencontre à Paris, à la sortie de son cours de boxe. Il aimerait faire des combats dans les mois à venir. La discussion démarre lentement, sur le trottoir qui mène au métro. Nicolas est né à Montreuil et il a grandi à Aubervilliers. Un enfant de la Seine-Saint-Denis. Il a voté pour la première fois lors des dernières élections européennes. Il a glissé un bulletin du Rassemblement national dans l’urne. Pourquoi ? Nicolas hésite à donner sa réponse. Sur le bout de trottoir, le musclé lâche seulement : «Ils sont tous nuls, et pourquoi pas Bardella ?» La réponse est trop courte. La nuit tombe. Nicolas file. Il me donne rendez-vous deux jours plus loin, dans son quartier de toujours, à Aubervilliers. Il me promet une réponse un peu plus longue.
Rencontre
Nicolas, 22 ans, qui a grandi et vit en Seine-Saint-Denis : «Bardella, je l’ai tout de suite bien aimé»
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Dans le département du nord parisien, le vote en faveur du Rassemblement national continue à progresser, séduisant notamment des jeunes via les réseaux sociaux. «Libération» a rencontré l’un d’eux.
(Chloé Wary/Libération)
Publié le 21/06/2024 à 8h10
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