La rue de la Pompe, dans le très chic XVIe arrondissement de Paris, est pleine à craquer. Une voiture s’arrête. Silence. Il est 16h26. Nicolas Sarkozy descend de la berline. Le silence vole en éclats. «Nicolas, Nicolas, Nicolas !» Ça se bouscule. Il longe la foule pour serrer les mains. La presse se marche dessus pour gratter des images. La police est partout. La route est barrée. Un retraité se frotte les yeux. La fierté se mélange au regret. «Je lui ai touché les mains mais je n’ai eu que le temps de lui dire que je pensais très fort à Carla.» Nicolas Sarkozy se faufile à l’intérieur de la librairie Lamartine. Des lycéens guettent la scène en se marrant. Un mercredi pas comme les autres.
A lire aussi
La foule est présente pour la parution du Journal d’un prisonnier, de l’ancien président de la République. Des centaines de personnes en fusion. Des retraités (en nombre), des femmes, des plus jeunes, des couples, des familles et des curieux. La rue de la Pompe est trop petite. Ça déborde de partout. «Nicolas casse-toi, pauvre con ! Ta place est en prison !» lancent deux femmes, des Femen, devant la librairie. La police intervient à grande vitesse pour les éloigner. Les groupies de Sarkozy répondent par des sifflets et des «Nicolas, Nicolas, Nicolas !»
A lire aussi




