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Libération
Reportage

«On a l’impression qu’on s’en fout» : au lycée de Camélia, suicidée à 17 ans, l’insuffisante prise en compte du harcèlement

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Plusieurs enseignants et élèves de l’établissement de Mitry-Mory (Seine-et-Marne), où était scolarisée la lycéenne qui a mis fin à ses jours, regrettent le manque de moyens et la faiblesse des dispositifs de lutte contre le harcèlement.

«On a fait du harcèlement scolaire une grande cause nationale en 2024, mais sans moyens dédiés» : Simon (prénom d’emprunt), professeur du lycée Honoré de Balzac . (Antonio Hugo Photo/Getty Images)
Publié le 21/01/2026 à 20h08

Cet article évoque le suicide d’une adolescente et peut choquer. Si vous avez des idées suicidaires, ne restez pas seul·e. Parlez-en à vos proches et contactez votre médecin traitant, ou le 3114 (numéro national gratuit 24h/24, 7 jours/7, écoute professionnelle et confidentielle) ou le 15 (Samu).

Sur les grilles, les premières roses ont commencé à faner. D’autres se sont éparpillées au gré du vent. Quelques textes ont résisté au temps : «Ce n’était pas juste des mots […] à votre âge, on se croit parfois invincible. On parle, on écrit, on partage, on juge, sans connaître, sans réfléchir à demain […] Mais les mots ont des conséquences. Même derrière un écran, même “pour rire”, même sans le vouloir», peut-on lire sur l’un d’entre eux. La semaine dernière, mardi 13 janvier, Camélia, une élève en terminale STMG au lycée Honoré-de-Balzac à Mitry-Mory (Seine-et-Marne), s’est donné la mort sur les voies du RER, en gare de Villeparisis-Mitry-le-Neuf. La famille de la lycéenne de 17 ans évoque du

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