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Enquête

Opération Trident : révélations sur le rôle clé dans le trafic de cocaïne de l’agent des stups américains en France

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Audition brûlante, messages compromettants, rendez-vous officieux… «Libération» dévoile des éléments inédits sur l’implication de John F., officier de liaison à Paris de l’agence antidrogue américaine, dans l’importation et la vente de près de 400 kilos de cocaïne avec des policiers de l’Office antistupéfiants.

(Bruno Mangyoku/Libération)
Publié aujourd'hui à 12h30

L’intervention du Quai d’Orsay illustre l’extrême sensibilité de son audition. John F., 55 ans, est le représentant en France de la Drug Enforcement Agency (DEA), la puissante agence antidrogue américaine. En sa qualité d’attaché diplomatique à l’ambassade des Etats-Unis à Paris, il jouit d’une immunité pénale totale et n’est en théorie pas tenu de répondre à la justice. Mais au vu des «circonstances» et dans «un esprit de coopération», le gouvernement américain a accepté de lever partiellement ce veto pour permettre à son agent spécial de témoigner dans le cadre de l’enquête sur l’opération Trident, dont Libération a déjà dévoilé plusieurs épisodes. Suspectés d’avoir participé à l’importation et à la vente de près de 400 kilos de cocaïne en France, trois policiers de l’Office antistupéfiants (Ofast) de Marseille sont mis en examen, dont deux sont en détention provisoire depuis près d’un an. Deux commissaires sont également mis en examen dans un autre volet de l’affaire. Un dossier explosif dans lequel le rôle de la DEA apparaît, à la lumière de nouveaux éléments que nous avons pu consulter, de plus en plus capital. Contacté par Libération, John F. nous a indiqué ne pas souhaiter répondre à nos questions pour le moment.

L’audition comme témoin du «special agent» s’est déroulée l

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