Difficile d’ignorer que, ce jeudi, l’Assemblée nationale doit examiner la proposition de loi d’Aymeric Caron (député Révolution écologique pour le vivant) visant à interdire la corrida : depuis des semaines, pro et anti s’écharpent dans les médias à coups d’arguments plus ou moins futés et affûtés. Mais à l’écart de ces passes d’armes, la disparition progressive des corridas s’installe discrètement dans les terres dites de tradition taurine. Comme à Mauguio, une commune héraultaise qui s’étend entre Montpellier et la Méditerranée : les deux dernières éditions de sa «Romeria», fête annuelle dédiée à la culture espagnole, ont fait l’impasse sur la traditionnelle corrida proposée au public depuis 1989. «Nous l’avons remplacée par un spectacle plus familial qui attire un public quatre fois plus nombreux», constate le maire (DVG) Yvon Bourrel, qui estime que les corridas ne correspondaient plus aux attentes de la population. «A cette perte d’engouement s’ajoutaient des questions budgétaires, précise-t-il. Organiser une corrida, ça coûte cher aux communes, de l’ordre de 30 000 à 35 000 euros
Holà
Palavas, Fréjus, Vergèze... de plus en plus de villes françaises disent basta aux corridas
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Le débat parlementaire qui doit se tenir ce jeudi sur l’interdiction de la tauromachie s’annonce houleux. Pourtant, des villes taurines dans le sud du pays ont déjà mis un holà aux corridas, sans provoquer de bronca.
Une manifestation contre la tauromachie devant l'arène de Rodilhan, dans le sud de la France, en octobre 2016. (Pascal Guyot/AFP)
Publié le 24/11/2022 à 6h51
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