Dans les études supérieures, l’égalité n’est souvent qu’un mirage : l’accès aux filières les plus sélectives comme les classes préparatoires reste l’apanage des plus favorisés et 8 % des lycées français fournissent à eux seuls la moitié des effectifs des 10 % des grandes écoles les plus sélectives. Pour tenter d’en comprendre les rouages, les deux économistes de l’éducation Nagui Bechichi et Gustave Kenedi, respectivement doctorant à l’Ecole d’économie de Paris et maître de conférences à CY-Cergy-Paris-Université, sont remontés jusqu’à ce moment clé où les élèves entrent leurs choix sur la plateforme. Pourquoi s’orienter vers telle formation plutôt qu’une autre ? Dans une note de l’Institut des politiques publiques (IPP) publiée ce mercredi 3 décembre, ils étudient la façon dont les admissions des anciens élèves influencent les vœux des promotions suivantes.
«Les proches, et même les voisins, peuvent orienter les choix, mais c’est un paramètre compliqué à modifier. En revanche, ce qui se passe au lycée ou dans l’environnement scolaire peut être modelé par les politiques publiques», précise Gustave Kenedi. Pour ce faire, les deux économistes ont exploité les données




