Après plusieurs semaines de manifestations pacifiques, la Nouvelle-Calédonie a basculé depuis lundi 13 mai dans une situation «insurrectionnelle», selon le Haut-Commissaire à la République Louis Le Franc, avec incendies, pillages et affrontements violents entre manifestants et forces de l’ordre. Une crise déclenchée par la volonté de l’exécutif français d’élargir le corps électoral territorial provincial, gelé à la suite de l’accord de Nouméa signé en 1998. Selon les indépendantistes, cette réforme risque de «minoriser encore plus le peuple autochtone kanak» en augmentant le nombre des nouveaux arrivants qui pourront élire les représentants locaux, à commencer par les membres du Congrès de la Nouvelle-Calédonie, dont les prérogatives sont étendues. Les loyalistes vantent, eux, une normalisation démocratique.
Dans les rues de Nouméa, capitale d’un archipel passé mercredi sous le régime de l’état d’urgence, les protestataires




