En janvier, la Défenseuse des droits, Claire Hédon, a rendu une décision inédite, alertant sur l’état «dramatique» de la protection de l’enfance en France et formulant plusieurs recommandations à destination des départements et de l’Etat. Elle faisait suite à plusieurs drames, des enfants morts en raison de placements mal ou non exécutés. Neuf mois plus tard, elle revient pour Libération sur les motivations de cette vaste enquête et dresse un premier bilan de ses effets.
Depuis quand recevez-vous des alertes pour des placements d’enfants non exécutés ?
Cela fait quatorze ans que l’institution du Défenseur des droits enquête sur des situations individuelles. Chaque année, la protection de l’enfance représente en moyenne 18 % des récl




