Pour ce téléspectateur endeuillé, «chaque histoire fait écho à au moins une personne en France». Pour cet autre, c’était un moyen de «parler de tous les problèmes de la vie», de manière carrément «thérapeutique et éducative». «Ce n’est pas une série, c’est de la sociologie compréhensible par tous !» s’emballe un autre, dans l’un des nombreux commentaires catastrophés accompagnant l’une des pétitions en ligne protestant contre l’arrêt du feuilleton Plus Belle la Vie.
En dix-huit ans de diffusion, et 4 665 épisodes quotidiens – un record de longévité pour une série française –, le feuilleton iconique de France 3, qui tire sa révérence ce vendredi 18 novembre, s’est attelé à aborder nombre des sujets de société qui ont agité l’Hexagone, de la drogue à l’avortement, en passant par l’euthanasie. Bien sûr, sur la place du Mistral, quartier fictif de Marseille au cœur de l’intrigue, ont été mises en scène d’improbables histoires de tueurs en série, de fantômes, de sorcellerie, de résurrections, et même, de manipulations par le Diable en personne, mais les intrigues de Plus Belle la Vie se sont surtout de tout temps calquées sur le même calendrier que les Français (des élections présidentielles aux résultats du bac) et sur l’actualité. Maîtresse de conférences en sociologie à l’université de Versailles-Saint




