Depuis des mois, on les avait quasiment oubliés ces quatorze accusés tant le procès des attentats du 13 Novembre semblait voguer sans eux. Ils avaient disparu, engloutis sous les centaines de témoignages des survivants et des endeuillés du Stade de France, des terrasses parisiennes et du Bataclan, sous les dépositions techniques des enquêteurs, sous les exposés des experts du renseignement ou les analyses des hommes politiques convoqués à la barre. Avant de les entendre sur le fond du dossier, la cour d’assises spécialement composée voulait comprendre. Et puis, mardi, dans le box vitré, une silhouette en chemise à petits carreaux s’est dépliée jusqu’au micro. Une voix a prononcé sans hésiter : «La charia, c’est la loi divine, elle est au-dessus de la loi des hommes. Si j’étais un homme libre, j’irais vivre dans un pays qui applique la charia.» Figurant parmi les principaux accusés, Mohamed Abrini – qui a notamment convoyé les frères Abdeslam de Bruxelles à Paris, le 12 novembre 2015 – a ouvert la série d’interrogatoires qui devrait se prolonger jus
A la barre
Procès du 13 Novembre: Mohamed Abrini, ni doute ni reniement
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Premier accusé à être interrogé sur le fond du dossier, le Belgo-Marocain, ami d’enfance de Salah Abdeslam, a justifié les attaques qui ont fait 130 morts et endossé pleinement l’idéologie de l’Etat islamique.
Les avocats de Mohamed Abrini, maîtres Marie Violleau et Stanislas Eskenazi, au palais de justice de Paris, le 30 novembre. (Marc Chaumeil/Libération)
Publié le 12/01/2022 à 19h53
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