Une reprise aux allures de faux départ. Jeudi, le variant omicron, dont la contagiosité foudroyante ralentit le pays, s’est invité jusqu’au procès des attentats du 13 Novembre. Un jargon fort étranger au rituel judiciaire s’est emparé de l’enceinte boisée, entre contagiosité, tests PCR et gestes barrière. Avec cette question majeure : faut-il suspendre ou maintenir les débats alors que Salah Abdeslam est encore positif au Covid-19 ? Si le dernier membre en vie des commandos terroristes est, selon une expertise médicale réalisée mercredi, «apte tant sur le plan médical que sanitaire à assister aux audiences», sa comparution présente-t-elle un risque pour ses codétenus et les acteurs du procès ? Une atteinte aux droits de la défense, comme le plaident ses conseils maîtres Olivia Ronen et Martin Vettes ?
Récit
L’épineux débat a animé la cour d’assises spécialement composée qui, après trois heures de délibéré, a ordonné une contre-expertise médicale. Celle-ci devra notamment «donner toute précision utile sur la contagiosité d’un détenu non vacciné, encore positif après la période d’isolement de dix jours». En attendant ses conclusions, les magistrats professionnels ont suspendu le procès jusqu’à mardi.
Le risque d’un effet domino
Tout avait pourtant bien commencé. Salah Abdeslam était de retour dans le box, lui qui refusait de comparaître depuis fin novembre et l’audition des policiers belges. Mais l’accusé de 32 ans est positif au Covid, dont il présente des symptômes depuis le 23 décembre. Dans un




