Le suspect, chargé des interventions en informatique, a été placé en garde à vue en début de semaine, à la suite de plusieurs plaintes de parents d’élèves. Ce jeudi 5 février, le quinquagénaire, qui intervenait dans deux établissements scolaires de Belfort, a été mis en examen pour «agression sexuelle sur mineur de 15 ans», a indiqué le parquet de Belfort. Il est soupçonné d’attouchement sur plusieurs petites filles.
Des élèves âgées de 7 à 9 ans
«Les auditions d’enfants sont toujours délicates, mais nous avons réussi à entendre en urgence cinq jeunes filles âgées de 7 à 9 ans, qui ont évoqué des attouchements de nature sexuelle, pour le moment par-dessus les vêtements», a précisé auprès de l’AFP la procureure de la République de Belfort, Jessica Vonderscher. Le suspect, qui était jusqu’alors «totalement inconnu de la justice», a été mis en examen pour «agression sexuelle sur mineur de 15 ans».
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Alors que l’enquête se poursuit et que son matériel informatique doit être analysé, d’autres élèves des écoles concernées et de son entourage vont être entendus. En attendant les conclusions des prochaines investigations, le contrôle judiciaire du suspect lui interdit d’entrer en contact avec les victimes, de paraître dans les deux établissements scolaires où il intervenait, et d’exercer une activité avec les mineurs. Il sera par ailleurs soumis à une obligation de soins, a précisé la magistrate.
Des parents d’élèves à l’origine du signalement
Alerté dès lundi par le commissariat de Belfort par le dépôt de plainte de plusieurs parents faisant état des «comportements inappropriés d’un intervenant», rémunéré par les collectivités locales, qui «intervenait de façon régulière dans ces écoles depuis deux années scolaires», le rectorat assure avoir immédiatement «enclenché les actions nécessaires, notamment un signalement» auprès de la justice, et «stoppé toutes ses interventions au sein des écoles». «Aucun signalement antérieur» n’avait été effectué «sur de pareils faits», précise l’institution.
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L’Education nationale a aussi mis en place une cellule d’écoute pour les enfants : «L’objectif, c’est la protection des élèves dans un premier temps et l’accompagnement des élèves, des parents, des équipes des écoles», souligne-t-on auprès de l’AFP. Le directeur des services départementaux de l’Education nationale (Dasen) va lui recevoir les parents d’élèves des écoles, avec les maires des communes concernées.
Cette affaire s’inscrit dans une hausse des révélations et signalements de violences sexuelles perpétrés par des animateurs périscolaires depuis la fin d’année dernière. Le 31 janvier dernier, la défenseure des enfants de la ville de Paris, Dominique Versini, rapportait déjà «150 saisines» depuis sa nomination à la mi-décembre seulement.




