Menu
Libération
Attaque

A Grenoble, une grenade jetée dans un institut de beauté fait six blessés légers, les suspects toujours en fuite

Plusieurs personnes sont suspectées dans l’attaque survenue ce vendredi 6 février dont les motivations demeurent inconnues.

Le souffle de l’explosion a fait six blessés, a appris l’AFP de source policière. (THIBAUT DURAND/Hans Lucas via AFP)
Publié aujourd'hui à 16h23, mis à jour le 06/02/2026 à 16h44

Aux alentours de 15 heures, plusieurs personnes se sont présentées dans un institut de beauté du centre-ville de Grenoble (Isère) ce vendredi 6 février avant d’y lancer une grenade. Le souffle de l’explosion a fait six blessés, a appris l’AFP de source policière. Les suspects, dont les motivations ne sont pas connues à ce stade, sont en fuite. Le parquet de Grenoble indique «ne pas souhaiter communiquer».

«Le bilan provisoire fait état de six blessés en urgence relative dus au souffle de l’explosion, ils ont été pris en charge sur place par les secours et n’ont pas été transportés à l’hôpital», a précisé le préfet de l’Isère à l’AFP. Un enfant de 5 ans figure parmi les blessés, selon la préfecture, qui n’a pas voulu se prononcer sur les causes de l’explosion.

«Le chaos complet»

L’institut de beauté se trouve, entre d’autres boutiques, au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitations de plusieurs étages, et sa vitrine a été soufflée par la déflagration. «J’ai entendu une énorme détonation et trois jeunes filles hurler, elles étaient accompagnées d’un enfant», raconte Julie à France 3 Isère, la patronne de Julie Esthétique, un salon de beauté situé à quelques pas de la scène. «Là, je ne vois même pas la rue tellement il y a de camions de pompiers et de gens, ce n’est pas très rassurant, il y a beaucoup de monde et c’est le chaos complet», poursuit-elle.

«Un périmètre de sécurité a été mis en place pour prendre en charge six blessés légers, dont un enfant ainsi que les personnes sous le choc», indique pour sa part la police nationale à France 3, alors que des agents et des pompiers sont sur place pour prendre en charge les victimes.

En février, il y a quasiment un an jour pour jour, un bar du centre-ville grenoblois avait été visé par une attaque du même type, pour laquelle une enquête est toujours en cours d’instruction. Le lancer de grenade avait fait douze blessés, dont certains ont vu leur pronostic vital engagé. Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, avait dénoncé «une opération criminelle inédite, puisqu’on a utilisé une technique de guerre (avec) une grenade très spécifique». Un mineur de 17 ans, soupçonné de l’avoir lancée, avait été mis en examen une dizaine de jours plus tard.

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique