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Reportage

A l’ouverture du procès Jubillar, un cortège de curieux : «On est venu voir si justice sera faite pour Delphine»

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Entre affluence du public et empressement médiatique, le procès du peintre plaquiste accusé du meurtre de sa femme a démarré tambour battant ce lundi 22 septembre à Albi. Cédric Jubillar a affirmé qu’il «contestait toujours les faits».

Dimanche 21 septembre dans la salle d'audience de la cour d'assises du Tarn, à la veille de l'ouverture du procès Jubillar. (Matthieu Rondel/Hans Lucas pour Libération)
ParChloé Pilorget-Rezzouk
envoyée spéciale à Albi (Tarn)
Elise Viniacourt
envoyée spéciale à Albi (Tarn)
Publié le 22/09/2025 à 13h25

Dans la salle d’audience bondée de la cour d’assises du Tarn, des regards curieux toisent l’homme au crâne rasé, tassé dans l’immense box de verre. Une nuée de caméras et d’objectifs se précipite pour le mitrailler. L’accusé a autorisé la prise de vue pour le premier jour de son procès. Vêtu d’un jean et d’une veste de sport bleue, il se présente d’une voix grave et posée : «Je m’appelle Jubillar Cédric.» Le «peintre en bâtiment plaquiste» de 38 ans comparaît, à partir de ce lundi 22 septembre, pour le meurtre de sa femme, Delphine Aussaguel – son nom de jeune fille. A son annulaire gauche, une bague aimante tous les regards : Cédric Jubillar porte son alliance. Depuis le début de l’affaire, l’homme clame son innocence. Invité par la présidente à se prononcer sur les accusations le visant, il réitère : «Je conteste toujours les faits qui me sont reprochés.»

Quatre semaines d’audiences, une soixantaine de témoins et une question à laquelle il faudra répondre : a-t-il tué son épouse ? L’infirmière de 33 ans s’est

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