Le procureur de la République en a «marre». «Marre que chaque match de foot mobilise tant de forces de l’ordre, marre qu’à chaque rencontre on compte dix à quinze interpellations, marre que des saluts nazis soient faits par les supporteurs de l’équipe adverse, marre que des cris de singe retentissent», déroule Nicolas Ruby ce mardi 16 janvier à l’issue d’une longue après-midi d’audience devant le tribunal correctionnel de Marseille. Le 29 octobre, celui qui est également référent sport du parquet était au Stade-Vélodrome où devait se dérouler le match OM-OL de la 10e journée de championnat de Ligue 1. La soirée partait déjà très mal, avec le caillassage, par des Marseillais, du bus du staff lyonnais, blessant au passage l’entraîneur et son adjoint, suivi de celui du car des supporteurs visiteurs. Alors que les instances et les clubs discutaient de la possible annulation du match, dans un Vélodrome encore plein à craquer, une partie des 600 supporteurs du parcage lyonnais avaient alors provoqué les tribunes marseillaises en leur adressant des saluts nazis et en mimant des cris de singe. Le matc
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A Marseille, au procès des deux supporteurs de l’OL : «Ce groupe Mezza Lyon, c’est donc un pur hasard s’il est associé aux fascistes ?»
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Après un match OM-OL émaillé de cris de singe et des saluts nazis fin octobre, deux hommes comparaissaient ce mardi 16 janvier, notamment pour «provocation publique à la haine raciale». Trois mois de prison ferme ont été requis.
Dans le parcage lyonnais au Stade-Vélodrome lors du match OL-OM avorté, le 29 octobre à Marseille. (Anthony Bibard/Icon Sport)
Publié le 17/01/2024 à 11h56
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