Rafales de kalachnikovs tirées à l’aveugle aux pieds des tours, «guetteurs» à peine sortis de l’adolescence abattus en pleine rue, femmes et enfants fauchés par des balles perdues… Les guerres de territoire qui ensanglantent les quartiers populaires de Marseille, mais aussi de plusieurs villes moyennes, semblent avoir atteint un degré de violence inédit ces dernières semaines. Tant statistiquement – on compte déjà une quarantaine de morts à Marseille, dépassant déjà le précédent record (39 sur toute l’année 2019) – que dans son expression de plus en plus choquante, avec ses tueurs mineurs,
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A Marseille, «des légions de jeunes déscolarisés, sans travail, forment une véritable armée de réserve du crime»
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Pour Michel Gandilhon, expert associé auprès du département sécurité-défense du Conservatoire national des arts et métiers, la flambée de violence liée au trafic à Marseille est inédite, au point de dicter les conditions de vie de quartiers entiers.
Lundi 11 septembre dans le quartier de Saint-Thys, à Marseille (10e arrondissement), où une jeune femme a été touchée la veille par des tirs d'arme automatique. (Patrick Gherdoussi/Libération)
Publié le 12/09/2023 à 10h46
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