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Narcotrafic

A Marseille, un corps calciné retrouvé dans une voiture dès le premier jour de l’année

Appelé pour un feu de voiture, les marins-pompiers ont découvert jeudi 1er janvier un corps sans vie dans le coffre du véhicule. Les autorités soupçonnent un assassinat en lien avec le trafic de drogue.

19 personnes ont été tuées en 2025 dans le département des Bouches-du-Rhône en lien avec le trafic de drogue. (Fred Tanneau/AFP)
Publié le 02/01/2026 à 11h09

Un narchomicide dès le premier jour de l’année ? Jeudi soir, vers 23 h 20, les marins-pompiers de Marseille sont intervenus avenue des Arnavaux, dans le nord de la ville, pour un feu de voiture, a-t-on appris ce vendredi 2 janvier.

Lors de cette intervention, ils ont retrouvé dans le coffre du véhicule un corps calciné, explique une source policière. Un mode opératoire laisse penser à un assassinat sur fond de trafic de drogue. Si cette piste se confirmait il s’agirait du premier narchomicide à Marseille de 2026. Dès le premier jour de l’année, donc. Un jeune de 19 ans, connu de la justice, a été placé en garde à vue, a-t-on appris dimanche 4 janvier d’une autre source policière.

Le parquet de Marseille, qui a indiqué que le corps n’avait pas été identifié à ce stade. Une enquête des chefs d’assassinat en bande organisée, association de malfaiteurs, dégradation de biens par incendie en bande organisée et recel de vol en bande organisée a été ouverte et confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS).

Selon un décompte de l’AFP, 19 personnes ont perdu la vie dans des assassinats liés au trafic de drogue en 2025 dans le département des Bouches-du-Rhône. La grande majorité d’entre eux l’ont été à Marseille. Le jour de Noël, un corps avait déjà été retrouvé dans une voiture incendiée à Septèmes-les-Vallons, une commune limitrophe de Marseille. La voiture avait été signalée volée.

Une méthode qui rappelle l’assassinat de Brahim Kessaci

En novembre, la mort de Mehdi Kessaci, 20 ans, avait déjà bouleversé la ville et mis un coup de projecteur sur les méthodes mafieuses des trafiquants. Le jeune homme a été assassiné en pleine rue, très probablement pour intimider son petit frère, le militant écologiste et antidrogue Amine Kessaci. Ce dernier vit sous protection policière depuis plusieurs mois et a publié un livre, Marseille, essuie tes larmes (Le bruit du monde, 2025), où il raconte le poison de la drogue et ses conséquences.

En décembre 2020, un autre membre de la fratrie, Brahim, 22 ans, avait été assassiné. Son corps avait été retrouvé calciné dans une voiture après un règlement de compte entre dealers.

Mise à jour : le 4 janvier à 12h55, ajout d’une interpellation.

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