Ils attendent ce jour-là depuis six longues années. Devant les portiques de sécurité du tribunal correctionnel de Nantes, une file de parents d’élèves patientent, silencieux, lundi 15 décembre. Visages fermés, bras croisés, ils ne savent pas encore ce qu’ils trouveront au cours de ces deux journées d’audience. Si ce sont enfin des réponses, encore de la colère et du dégoût, ou bien un certain soulagement, celui d’apporter un peu de lumière sur le déroulé des faits, de crédit ou pas aux récits de leurs enfants, après trois ans d’instruction.
Aujourd’hui, ils sont venus se confronter à un homme, Frédéric S., 60 ans. Ancien animateur de périscolaire, il est poursuivi pour agressions sexuelles sur leurs enfants, des bisous sur la bouche, des caresses sur les parties génitales, mais aussi ce qui pourrait s’apparenter à de l’exhibition ou de la scatophilie, toujours décrit avec des mots d’enfants. Treize victimes au total. Les faits auraient eu lieu entre 2018 et 2019 dans deux écoles de Rezé (Loire-Atlantique), cette grande ville pavillonnaire de la métropole nantaise.
Ne trouve pas les mots
Dans cette affaire,




