Leurs collages féministes avaient été masqués par la police. Les affiches arrachées, les livres cachés, la liberté d’expression «bâillonnée». Le 9 décembre 2022, Anouk Aubert et Maud Pouyé avaient vu la vitrine des Parleuses, leur librairie féministe du centre-ville de Nice, occultée par une bâche noire posée par les forces de l’ordre en marge d’un déplacement de Gérald Darmanin. Les deux commerçantes avaient immédiatement assigné le ministère de l’Intérieur en justice avec l’autrice Hélène Devynck, qui y dédicaçait son livre quelques jours plus tôt, et les éditions du Seuil. Le tribunal administratif de Nice vient de reconnaître «la responsabilité pour faute de l’Etat». «C’est énorme parce qu’en ces temp
Justice
A Nice, deux libraires font condamner l’Etat pour avoir occulté leur vitrine et ses messages hostiles à Gérald Darmanin
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En marge d’un déplacement de l’ex-ministre de l’Intérieur fin 2022, Anouk Aubert et Maud Pouyé avaient affiché des collages féministes vite masqués par une bâche posée par les policiers. Elles avaient alors porté cette «censure» devant le tribunal administratif.
Maud Pouyé, à droite, et Anouk Aubert à leur domicile de Nice en janvier 2023. (Laurent Carré/Libération)
Publié le 20/01/2026 à 15h51
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