Une semaine après le drame, les circonstances s’éclaircissent. D’après les résultats d’un laboratoire rendus publics ce mardi 9 décembre, le conducteur de la voiture qui a fini sa course dans une piscine à Alès (Gard) avait inhalé du protoxyde d’azote, en plus d’avoir consommé du cannabis et de l’alcool.
«Les deux [personnes] à l’avant étaient positifs au protoxyde d’azote, avec un taux relativement important pour celui de 19 ans [considéré comme le conducteur par les experts, ndlr] et un taux moindre pour celui de 14 ans», a déclaré le procureur d’Alès, Abdelkrim Grini, après avoir reçu les derniers résultats d’analyses confiées à un laboratoire spécialisé.
Course-poursuite
Au total, trois jeunes sont morts noyés dans lors de l’accident qui a eu lieu dans la nuit du 2 au 3 décembre. Après plusieurs heures à faire des «rodéos» dans un quartier d’Alès et une brève course-poursuite avec la police, le conducteur a raté un virage dans une rue rendue glissante par la pluie, enfoncé un muret et atterri dans la piscine d’un pavillon, les roues vers le haut, a expliqué le procureur de la République d’Alès Abdelkrim Grini.
Coincés, les trois adolescents ne sont pas parvenus à s’extraire. L’alerte n’a été donnée que plusieurs heures plus tard par les habitants de la maison.
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Les premières autopsies avaient révélé que le plus vieux des trois, qui semblait être au volant du véhicule, était positif au cannabis et à l’alcool (0,7 gr /l de sang). Il était connu pour des faits de stupéfiants lorsqu’il était mineur. Les analyses étaient revenues négatives pour celui de 14 ans, inconnu de la justice.
En revanche il n’avait pas été possible d’établir dans l’immédiat s’ils avaient utilisé du protoxyde d’azote même si plusieurs bonbonnes ont été retrouvées dans l’habitacle. Surnommé «gaz hilarant», ce produit a été récemment à l’origine de plusieurs drames routiers.




