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Justice

Affaire Laurent Bigorgne : l’ex-patron de l’Institut Montaigne condamné à un an de prison avec sursis

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Personnage d’influence, ce proche des réseaux macronistes et du CAC 40 avait fait ingérer à une collaboratrice de la MDMA, une drogue désinhibitrice, sans son consentement. L’avocat de Laurent Bigogne a annoncé sa volonté de faire appel.

Laurent Bigorgne, alors directeur de l'Institut Montaigne, en 2013. (Fred Toulet/Leemage via AFP)
Publié le 08/12/2022 à 9h36, mis à jour le 08/12/2022 à 10h09

Laurent Bigorgne, l’ancien directeur de l’Institut Montaigne, a été condamné ce jeudi à douze mois de prison avec sursis et 2 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir drogué une ex-collaboratrice. Jugé pour «administration de substance nuisible», il risquait jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende. Lors de l’audience le 10 novembre, le procureur de la République avait requis une peine de dix-huit mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende.

Le 22 février 2022, après le travail à l’Institut Montaigne, Laurent Bigorgne avait invité Sophie Conrad, salariée du think tank patronal, à son domicile parisien pour un dîner annoncé comme d’ordre professionnel, en l’absence de sa femme et de son fils, alors en vacances. Très vite au cours de la soirée, l’ex-responsable des politiques publiques s’était sentie mal, prise de vertiges, de palpitations et de bouffées de chaleur, peu après avoir bu dans une coupe de champagne que lui avait servie son patron dans la cuisine, alors qu’elle-même se trouvait dans le salon.

Craignant d’avoir été droguée à son insu, elle avait rapidement quitt

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