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Devant la maison des Jubillar, à Cagnac-les-Mines, le 6 mars.Devant la maison des Jubillar, à Cagnac-les-Mines, le 6 mars. (LIONEL BONAVENTURE/AFP)
Procès

Affaire Delphine Jubillar : pas de corps, pas d’aveu et un mari dans le box

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Près de cinq ans après la mystérieuse disparition de la trentenaire, le procès de son mari Cédric Jubillar, accusé de meurtre, s’ouvre lundi. Des disputes du couple aux hallucinantes confidences, plongée au cœur de cette affaire qui captive la France depuis 2020.
publié le 19 septembre 2025 à 16h37

C’est une énigme criminelle dont l’ampleur n’a cessé de croître, alimentée par les fuites de procès-verbaux dans la presse, la personnalité haute en couleur du principal suspect, Cédric Jubillar, et les langues déliées d’ex-petites amies ou codétenu. Avec au cœur de l’affaire, une question : qu’est-il advenu de son épouse Delphine, cette coquette infirmière de 33 ans, volatilisée dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 ? Bientôt cinq ans après sa disparition, ce fait divers sans cadavre, ni aveux, sans scène de crime, ni preuve matérielle irréfragable est toujours enveloppé d’un épais mystère.

Après trois années d’instruction, 27 tomes au dossier et plus de 15 000 cotes, les juges ont renvoyé devant les assises du Tarn Cédric Jubillar, 38 ans, pour «meurtre commis par le conjoint de la victime». En détention provisoire depuis quatre ans, il encourt la réclusion à perpétuité.

Le procès qui s’ouvre ce lundi 22 septembre s’annonce de loin le plus attendu de la rentrée judiciaire, avec son cortège de curieux et de quelque 300 journalistes. «La famille espère que Delphine sera au centre de l’intérêt et que l’on arrêtera de faire de cette affaire un spectacle», déclare à Libération Laurent Nakache-Haarfi, avocat du frère et de la sœur de la victime, laquelle s’occupe désormais des jeunes enfants du couple. Plongée au cœur de cette affaire qui passionne la France, malgré son tristement ordinaire triptyque : un mari

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