Sur le papier, l’idée pouvait paraître intéressante : créer un fonds dans l’objectif de soutenir, en achetant leurs œuvres, de jeunes artistes prometteurs, dont la cote serait amenée à grimper, et en tirer profit. «Je mets 20 millions de dollars [près de 17 millions d’euros au cours actuel, ndlr], écrit en ce début 2016 le milliardaire pédocriminel Jeffrey Epstein dans un mail adressé à Jack Lang et à sa fille Caroline. Jacques [le financier désigne souvent l’ancien ministre de la Culture par ce prénom, ndlr] achète l’art. Pas d’implication de ma part. On partage 50-50, les profits lui reviennent ou à n’importe quel membre de sa famille, enfants, petits-enfants»… Epstein précise : «S’il préfère, mon nom n’apparaît pas.»
Mais si l’ex-ministre et patron de l’Institut du monde arabe (IMA) a préféré ne pas apparaître dans la société mitonnée dans le paradis fiscal des îles Vierges américaines par les avocats d’Epstein, cette structure offshore va néanmoins le faire chuter, samedi 7 février 2026. Le montage alors retenu a allié l’argent du criminel sexuel assumé (en 2008,




