La salle frémit. Il est 9h24, ce lundi 22 septembre, l’homme que tout le monde attendait arrive enfin, sous escorte, dans l’immense box de verre de la cour d’assises du Tarn. Le crâne glabre, les oreilles en feuilles de chou et le teint pâlot, l’accusé aux yeux enfoncés est invité à décliner son identité : «Jubillar Cédric. Né le 14 septembre 1987.» Le peintre plaquiste comparaît pour le meurtre de sa femme, Delphine, une pétillante infirmière et mère de famille de 33 ans, disparue sans laisser de traces, dans la nuit hivernale et covidée du 15 au 16 décembre 2020.
Quatre semaines d’audien




